Le nouveau nom du SOPK : voici le SOMP
- SOPK Québec
- 12 mai
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 26 mai
Le 12 mai 2026, The Lancet a publié une étude qui marque un tournant dans la façon dont la médecine comprend, et nomme, le syndrome des ovaires polykystiques.
Son nouveau nom officiel : le SOMP, pour Syndrome Ovarien Métabolique Polyendocrinien. En anglais : Polyendocrine Metabolic Ovarian Syndrome (PMOS).
Ce changement est le résultat de 11 ans de travail, de 22 000 personnes consultées à travers le monde, et d'un consensus quasi-unanime parmi 90 experts (médecins, chercheurs, patientes et représentantes d'organismes de santé).
Pourquoi le nom « ovaires polykystiques » posait problème
Le terme SOPK est trompeur depuis le début.
D'abord, beaucoup de femmes qui reçoivent ce diagnostic n'ont pas de kystes sur les ovaires. La présence de kystes est un critère parmi d'autres, pas une constante. Des femmes ont attendu des années un diagnostic parce que leur échographie ne montrait rien d'anormal.
Ensuite, le nom laisse croire que le problème est uniquement gynécologique. Or le SOPK affecte les hormones, le métabolisme, la glycémie, le poids, la santé cardiovasculaire, la santé mentale. Réduire tout ça aux ovaires, c'est laisser la moitié du tableau dans l'ombre.
L'Endocrine Society, qui a co-piloté ce travail, l'a dit clairement :
la confusion créée par ce nom a retardé des diagnostics et compliqué la communication entre les patientes et leurs médecins.
Des femmes ont quitté des consultations sans réponses, non pas parce que leur médecin ne voulait pas aider, mais parce que le cadre conceptuel était incomplet.
Ce que SOMP veut dire
Le nouveau nom décrit le syndrome tel qu'il est réellement.
Ovarien. L'impact sur l'ovulation et la fertilité reste au cœur du syndrome. Cycles irréguliers, absence d'ovulation, difficultés à concevoir — ces réalités ne disparaissent pas avec le changement de nom.
Métabolique. Le SOMP perturbe la façon dont le corps gère l'insuline, la glycémie et l'énergie. C'est pourquoi tant de femmes vivent avec une résistance à l'insuline, une prise de poids difficile à expliquer, ou un risque accru de diabète de type 2.
Polyendocrinien. Plusieurs axes hormonaux sont impliqués : androgènes, insuline, LH, FSH. On parle d'un syndrome systémique qui touche plusieurs glandes et plusieurs hormones à la fois.

Ce que ça change pour les femmes atteintes
Un nom plus précis a des effets concrets!
Quand un syndrome est bien nommé, les médecins l'identifient plus facilement. Les femmes arrivent en consultation avec les bons mots pour décrire ce qu'elles vivent. La recherche se structure autour de mécanismes réels plutôt que de symptômes trompeurs.
La transition vers le nom SOMP se fera sur 3 ans, avec une stratégie d'implantation coordonnée à l'échelle internationale — dans les milieux cliniques, dans les institutions de santé, dans la recherche et dans les politiques publiques.
Cela veut dire que pendant quelque temps, les deux noms coexisteront. SOPK restera dans les dossiers médicaux, dans les ordonnances, dans les recherches en ligne. Mais SOMP s'installera progressivement comme la référence.
Le rôle de SOPK Québec
Chez SOPK Québec, notre mission a toujours été de nommer les choses clairement pour que les femmes aient accès à l'information dont elles ont besoin, et que les professionnels de la santé disposent des bons outils pour les accompagner.
Nous allons adopter le nom SOMP, mais pas du jour au lendemain. La transition sera progressive, comme dans le reste du milieu médical. Mais on commence aujourd'hui à s'y préparer, et à vous informer.
170 millions de femmes dans le monde vivent avec ce syndrome. Au Québec, on estime que 1 femme sur 8 est touchée et beaucoup attendent encore un diagnostic. Un nom plus précis est un levier concret pour changer ça.
Rejoignez SOPK Québec
Ce changement de nom, c'est une opportunité. Une occasion de repartir sur des bases plus solides, avec une compréhension plus juste du syndrome et une communauté plus forte pour porter ce message.
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